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¿ Quien causa tanta alegria ?
Banlieue de Managua, jeudi 7 décembre. Il est 17 heures : c'est la sortie des "maquilas", des entreprises détenues par des étrangers, principalement d'Amérique du nord, de Chine ou de Corée. C'est là que se fabriquent les jeans, les T-shirts ou les chemises des marques que tu préfères...

Pendant plus de deux heures, les "maquilas" vont déverser leurs ouvriers (âge moyen : 20-25 ans) : la plupart ont commencé à travailler à 7 heures du matin. Mais certains sont sur place depuis la veille, 19 heures... Car ce soir, c'est fête, et demain, c'est férié : du temps perdu pour les chefs des "maquilas" qui, pour l'occasion, ont demandé à leurs employés de travailler deux fois plus longtemps. Refuser ces heures supplémentaires, c'est s'exposer à ne pas être ré-embauché le mois suivant.
Devant la zone franche, les bus se succèdent pour ramener chez eux les travailleurs. Ne pas se fier à l'inscription "school bus" : les bus qui la portent ont été achetés d'occasion aux Etats-Unis par des petites entreprises ou des coopératives de transport: Ici, pas de bus public, ni d'abonnement : on paie à chaque voyage. Et ce soir, on se dépêche de rentrer pour participer à la Purisima...
"¿ Quien causa tanta alegria ?" ("Qui cause tant de joie ?") "¡ La concepcion de Maria !" Voilà ce que se crient les Nicaragayens le 7 décembre, jour de la Purisima : à partir de 18 heures, ils vont dans la rue faire exploser des centaines de pétards de toutes tailles. On se croirait en pleine révolution !
Ensuite, c'est une sorte d'Halloween à la sauce catholique : devant des magasins ou des maisons particulières décorées en honneur de la vierge, de longues queues se forment. Par petits groupes constitués indifféremment d'enfants, d'ados et d'adultes, on approche de l'autel dédié à la vierge et on chante durant 5 minutes. En remerciements, les propriétaires distribuent des bonbons, de la nourriture ou des petits cadeaux et hop ! chaque groupe repart pousser la chansonette un peu plus loin. C'est rigolo et, pour certains, c'est une facon d'améliorer l'ordinaire à peu de frais.
Mais dans les "barrios" (quartiers) les plus pauvres, là où se trouvent la majorité des travailleurs des "maquilas", la Purisima n'a pas le même visage : des pétards, quelques chants, mais pas de queue devant les maisons. Qui peut y distribuer des friandises ?
ça doit etre vraiment super !!!!!!!!!!!
héhéhéééé je suis la PREMIERE lol à mettre un commentaire ici. Bon allez j'en mets un : en fait j'ai eu la flemme de lire tous ça. Vous ne m'en voulez pas ?
NDLR : dommage pour toi.. c'est super passionnant, je t'assure !
pas mal
ouvriers embauchés pour un salaire de ...? non, ne le dites pas, ça doit pas être beaucoup. Comme quoi on se plaint parce qu'on n'a pas les dernières nike mais il y a 1000 fois pire... et même dans des conditions difficiles, le bonheur tient toujours ^^
merci pour le voyage et le reportage